Le public pourra écouter des contes, des récits, des romances, des chansons et des trovos d'artistes du Maroc, du Portugal et d'Andalousie le 28 mai à l'Alcazaba d'Almería, à partir de 12 heures.
La Fundación Tres Culturas del Mediterráneo et la Junta de Andalucía organisent la première édition du Festival de Oralidad del Mediterráneo "Fronteras Perdidas" (Frontières perdues) le samedi 28 mai au complexe Alcazaba Monumental d'Almería, réunissant des voix du Maroc, du Portugal et de l'Andalousie, où le public pourra écouter des récits, des histoires, des romances, des chansons et des trovos (entrée libre).
Le directeur de la Fundación Tres Culturas del Mediterráneo, José Manuel Cervera, a expliqué lors de la conférence de presse qu'Almería a été le premier lieu choisi pour le lancement du festival "Fronteras perdidas" pour plusieurs raisons, notamment "ses fortes racines andalouses dans le passé, sa tradition orale unique (le trovo), sa relation avec le Maroc d'aujourd'hui, la grande population marocaine établie dans la ville et la province" ; sa tradition orale unique (le trovo), sa relation avec le Maroc d'aujourd'hui, l'importante population marocaine établie dans la ville et la province", ainsi que "le fait d'être un balcon sur la Méditerranée et une ville avec un grand nombre de références liées au monde de la culture et de l'oralité". Dans ce sens, il a fait référence à l'Alcazaba elle-même, "d'où le slogan du festival devient réel, puisque de là, la mer Méditerranée nous donne une vision des frontières qui se diluent et se perdent".
Pour sa part, le délégué régional à la culture, au tourisme et aux sports de la Junta de Andalucía, Alfredo Valdivia, a souligné que "le programme de cette première édition du festival Fronteras perdidas vise à jeter des ponts à travers un patrimoine commun tel que la parole et à mettre l'accent sur ce qu'Almería offre de particulier et d'unique en matière d'oralité, le trovo, et c'est pourquoi il ne pouvait pas manquer au festival".
Le programme du festival commence par une session dédiée spécialement au public familial le matin avec "Les histoires de Calila et Dimna", une référence de la littérature orale qui a survécu jusqu'à aujourd'hui.
Il s'agit d'une histoire médiévale accompagnée de musique d'époque, interprétée par les "Piratas de Alejandría", un groupe dont les propositions ont été largement développées à Almeria, après avoir visité le réseau des bibliothèques de la capitale, mené une campagne de médiation de la lecture dans la province et promu, dans l'Alcazaba même, un programme de visites à travers la parole. À cette occasion, la participation du musicien aux multiples facettes Juan Manuel Rubio a été sollicitée.
La partie principale du festival se déroulera l'après-midi, à partir de 19 h 30, avec des voix, des chansons, des histoires et des vers provenant d'une géographie variée. Tout d'abord, avec Imán Kandoussi et Roxana Martínez, le public pourra apprécier la langue arabe et ses berceuses à travers le conte "Mi miel, mi dulzura" (Mon miel, ma douceur).
De l'autre côté de la carte viendra la voix du conteur portugais le plus international et le plus représentatif : Luis Carmelo Correia, qui proposera son spectacle "Contatinas", des histoires racontées avec la voix de son concertina (accordéon portugais).
Et pour clôturer cette journée de tradition orale sans frontières, le trovo d'Almería. Le public pourra apprécier le bon travail de l'association de trovo des Alpujarras et de la Contraviesa, avec tous les éléments d'une authentique séance de trovo. Le trovo sera assuré par les voix de José Sánchez Fernández, connu dans le monde des troubadours sous le nom de "el panadero", qui se produira avec Juan A. Morón. Ils seront accompagnés par Vicente Fernández Moreno au violon et Gabriel Maldonado López à la guitare.
Enfin, Dolores Sánchez Vargas et Charo Martín Barrón nous enchanteront avec la mudanza et les bâtons. Une occasion unique de profiter d'une tradition orale préservée.
Le festival de l'oralité "Frontières perdues" fait partie d'une série d'activités de sensibilisation qui accompagnent le programme "Alqantara : des passerelles pour le dialogue et la coexistence", parrainé par le ministère des Marocains résidant à l'étranger et des affaires de la migration.