La présidente de la Junta de Andalucía, Juanma Moreno, à l'occasion du 20e anniversaire de la Fondation des Trois Cultures, a estimé que cette institution est aujourd'hui le principal instrument de coopération entre les deux rives de la Méditerranée et un exemple d'avoir su comprendre et s'adapter parfaitement à la réalité toujours convulsive de ce pont entre l'Europe et l'Afrique.
M. Moreno a exprimé son inquiétude face à l'époque complexe et incertaine que nous vivons, où, selon lui, l'intérêt est de diviser et de confronter, où les positions modérées et conciliantes ne sont plus plausibles. Une époque où prédomine la confrontation constante et parfois irrationnelle avec ceux qui pensent différemment. "Nous devons élever la voix contre cette minorité qui utilise les expressions, les gestes et les nouveaux réseaux de communication pour être le haut-parleur de ses positions contre cette majorité silencieuse qui veut construire un avenir de paix et d'harmonie sur les deux rives de la Méditerranée".
En ce sens, il a souligné que la Fondation des Trois Cultures se présente comme un phare d'où rayonne la lumière de la concorde qui neutralise l'incompréhension et la haine entre les peuples. "Nous avons l'immense chance d'avoir une Fondation qui est, en elle-même, le meilleur antidote à l'intolérance et au fanatisme".
André Azoulay, conseiller de Sa Majesté le Roi du Maroc et président du conseil d'administration de la Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée, Elías Bendodo, ministre de la Présidence, de l'Administration publique et de l'Intérieur, Rocío Ruiz, ministre de l'Égalité, des Politiques sociales et de la Réconciliation, et Patricia del Pozo, ministre de la Culture et du Patrimoine historique, entre autres autorités, ont également participé à l'événement ; Mme Moreno a apprécié positivement le fait de pouvoir associer le nom de l'Andalousie et celui du Royaume du Maroc à une cause aussi noble et élevée que celle de la Fondation, qui n'est autre que la grande maison du dialogue et de la compréhension entre les différentes cultures.
De même, le chef du gouvernement andalou a déclaré que son gouvernement est pleinement conscient que la Fondation des Trois Cultures ne serait pas ce qu'elle est si elle n'avait pas eu "le meilleur allié possible" : le Maroc. "Notre histoire comporte de nombreux épisodes communs. Nous voulons qu'il en soit ainsi et que nous en partagions encore beaucoup d'autres. Des projets", a-t-il ajouté, "qui se répercutent sur nos peuples, qui nous donnent des synergies qui se traduisent par de la prospérité et des opportunités. Un avenir meilleur et plus nombreux pour les deux parties. Aussi simple et aussi complexe que cela".
Dans le même ordre d'idées, il a remercié André Azoulay pour son énorme contribution personnelle et professionnelle au renforcement de l'amitié entre l'Andalousie et le Maroc. Des relations qui, comme il l'a affirmé, connaissent actuellement leurs meilleurs moments, ce qui démontre l'enthousiasme et la responsabilité avec lesquels le gouvernement andalou assume ses liens avec le pays voisin. "Nous sommes passés à la vitesse supérieure dans nos efforts pour construire ensemble à tous les niveaux : culturel, commercial, social... Le fait d'être la porte d'entrée de l'Afrique représente une énorme opportunité, et lorsque nous trouvons la réceptivité et le désir de travailler ensemble, comme nous l'avons fait, nous savons que nous sommes sur la meilleure voie possible : celle de la coopération".
Enfin, M. Moreno a tenu à préciser que dans cette nouvelle phase du gouvernement régional andalou, la Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée et le Royaume du Maroc bénéficieront du soutien ferme et loyal du gouvernement andalou.