La Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée et l'Association Interprofessionnelle de la Fraise Andalouse (INTERFRESA) ont signé un protocole général de collaboration pour le "développement d'activités qui contribuent à promouvoir la participation et l'intégration sociale, économique et culturelle de la communauté de travail marocaine dans la société andalouse".
Ce document a été signé le 1er avril, à 19 heures, au siège de la Fondation Tres Culturas, par le ministre régional andalou de la Présidence, de l'Administration publique et de l'Intérieur, Elías Bendodo (en sa qualité de président délégué de cette institution), et par le président d'INTERFRESA, José Luis García-Palacios, en signe de l'intérêt partagé par cette fondation, le gouvernement andalou et l'association de la fraise pour le maintien des meilleures conditions de travail et sociales possibles pour ces employés.
De plus, en tant qu'institution liée à la Junta de Andalucía et au Royaume du Maroc, la Fondation des Trois Cultures maintient dans cet accord son intention de promouvoir "le dialogue entre INTERFRESA et les autorités marocaines responsables du travail et de l'intégration des communautés marocaines vivant à l'étranger afin de détecter les demandes des travailleurs et de promouvoir un séjour en Espagne dans des conditions de travail et d'intégration socioprofessionnelle optimales".
À cet égard, il convient de souligner la grande implication du gouvernement marocain, par l'intermédiaire du ministère chargé des Marocains résidant à l'étranger et des affaires de la migration du gouvernement marocain et du ministère du travail et de l'insertion professionnelle du Royaume du Maroc, pour garantir les meilleures conditions possibles au contingent de travailleurs déplacés du Maroc vers différentes localités de Huelva pour l'actuelle campagne agricole des fruits rouges, grâce à un programme dirigé par Tres Culturas appelé IntegrARTE.
En effet, plusieurs délégués de ce gouvernement, ainsi que des représentants de Tres Culturas, d'INTERFRESA, des gouvernements espagnol et andalou, et des enseignants et consultants qui travaillent avec ces travailleurs (principalement des femmes) ont déjà tenu plusieurs réunions pour définir diverses lignes d'action dans le cadre de ce programme, qui comprend des activités de formation et de loisirs, et même un accompagnement pour des questions plus personnelles telles que les soins de santé ou les démarches administratives. Tout cela avec un objectif commun réitéré par toutes les parties impliquées : que ces travailleurs se sentent accompagnés, en sécurité, qu'ils effectuent leur travail agricole dans des conditions décentes et qu'ils profitent de leur temps libre grâce à des activités éducatives et culturelles.
De nombreuses activités inscrites au calendrier d'IntergrARTE ont déjà commencé, comme les cours d'espagnol pour les Marocains qui se déroulent à Cartaya, Almonte, Palos de la Frontera, Moguer, Rociana et Lepe (avec 13 groupes au total). Par ailleurs, le programme culturel a déjà fixé son premier rendez-vous le vendredi 5 avril prochain à Cartaya, où la représentation théâtrale de la pièce de théâtre TagnzaAWA Company, en langue arabe.
Ce protocole général doit donner lieu à un programme d'actions à long terme, qui ne se limite pas à la campagne actuelle, mais qui a vocation à être renouvelé et étendu, comme l'ont précisé toutes les parties concernées.